Ce qu'on appelle un tapis
Un tapis, ici, n'est pas posé sur le sol : il est le sol. Un champ de carreaux à motif, placé à un endroit précis de la pièce, refermé par une frise, et prolongé par des carreaux unis jusqu'aux murs.
Il répond à une situation que nous voyons toutes les semaines : un motif qu'on aime trop pour y renoncer, et une pièce où il couvrirait tout. Le tapis le concentre sur deux mètres carrés et laisse le reste calme.
Comment composer un tapis
Un tapis se compose librement : il n'y a pas de règle. Voici la composition que nous aimons, celle d'un de nos chantiers, en partant du mur :
Unis · Frise · Unis · Motif central
Les unis du mur. Une ou plusieurs rangées de carreaux unis, contre les murs. Nous fabriquons
nos unis dans les 78 teintes, les mêmes que celles des motifs : on reprend la teinte principale du tapis.
La frise. Elle fait le tour et referme le tapis. Elle peut être unie, faite d'un motif, ou mêler unis et motifs : chacun compose la sienne. Ici, c'est un motif de frise. Regardez
nos entrées à frise — Chevrons, Kasbah, Lisboa 3 : c'est la frise qu'on voit avant le reste.
Nos frises sont réunies dans un catalogue à part, avec leurs angles et leurs finitions :
télécharger le catalogue Frises, ou
voir nos quatre catalogues.
Les unis intérieurs. Une seconde bande, entre la frise et le champ, pour que les deux motifs ne se touchent pas.
Le motif central. Le champ de carreaux à motif. C'est le tapis lui-même.
Le passage du motif à la frise, puis de la frise à l'uni, nous a occupés au point de dessiner une collection autour de lui :
Les Zazous se déploient autour de quatre rayures et de trois bordures de finition, faites exactement pour cela.
Pourquoi nous conseillons des unis contre le mur
Une pièce ne fait jamais un nombre entier de carreaux. En 20 × 20, un sol de 3,47 m de large demande dix-sept carreaux et un morceau. Il faudra couper, tout autour de la pièce.
Ces coupes d'ajustement se font dans la bande d'unis du mur. La frise et le motif central restent entiers, la pièce tombe juste — et les carreaux passés à la scie sont des unis, moins chers qu'un carreau à motif.
C'est cette première bande qui absorbe les dimensions réelles de la pièce. Tout le reste du dessin est protégé derrière elle.
Et si le tapis rejoint un mur,
les plinthes se fabriquent en uni, dans la teinte du tapis ou dans une teinte qui contraste ; une frise 10x20 peut aussi faire office de plinthe.
Où un tapis trouve sa place
Un tapis demande de la surface. Dans une petite pièce, on carrèle tout ; c'est dans les grandes que le dessin peut se poser au centre et respirer.
Un
salon, une chambre, une véranda : ce sont les plus grandes surfaces d'une maison, et celles auxquelles on pense le moins pour un carreau de ciment. Dans les maisons bourgeoises du début et du milieu du siècle dernier, c'est pourtant là qu'on trouvait ces sols — un tapis de motifs au centre, des unis autour, une frise pour tenir l'ensemble. La personnalisation passait avant la décoration standard.
Dans
une cuisine, devant l'îlot ou entre les meubles. C'est la demande la plus fréquente.
Dans
une entrée, c'est le terrain d'origine du carreau de ciment. Deux précautions qui valent pour toute la pièce : le bouche-pores, et un tapis d'accueil devant la porte — le gravier et le sable sont ce qui use vraiment un carreau, par abrasion.
Dans
un couloir, où la frise suit la longueur. Chevrons et Kasbah sont posés ainsi.
Dans
un salon, sous une table.
Rarement dans une salle de bain : la pièce est petite, et la baignoire ou la douche laissent trop peu de sol libre pour qu'un tapis se lise.
Dans un restaurant, un bar ou une boutique : le tapis découpe l'espace
Un tapis ne fait pas que décorer : il délimite. Dans un lieu qui reçoit du public, c'est sa première fonction.
Le principe tient en une phrase. Le même motif, dans les mêmes teintes, cesse d'être un sol uniforme dès qu'une frise vient le refermer. Pas de mur, pas de marche, pas de changement de matière : la frise suffit à dire où commence la salle et où finit le passage.
Les grandes brasseries parisiennes en ont fait leur grammaire, et les
restaurants du sud de la France l'emploient de la même façon : un tapis sous les tables, un autre devant le
comptoir, une bande d'unis entre les deux. Le client lit le plan de la salle sans qu'on le lui explique.
Une boutique s'en sert pour la même raison. Une frise posée autour d'une table de présentation isole ce qu'elle porte, et sépare deux univers sans cloison.
Et comme le dessin est fabriqué pour le lieu, il peut reprendre sa charte graphique. Pour ces projets, le
Studio Bahya travaille avec l'architecte, le décorateur et la marque.
Un tapis se compte en carreaux
En 20 × 20, cinq carreaux font un mètre. Un motif central de 2 m sur 1,40 m, c'est 10 carreaux sur 7 : 70 carreaux à motif, auxquels s'ajoutent la frise et les deux bandes d'unis.
Notre minimum est de 12 carreaux au sol par motif et par harmonie. Un tapis les dépasse presque toujours.
Un conseil de fin de chantier : gardez quelques carreaux de côté. Une refabrication ne retrouve jamais exactement la teinte.
Composer le motif de ce tapis-là
Chaque motif commence par un diviseur : un pochoir de laiton en trois dimensions, fabriqué pour ce motif-là, dont les cloisons séparent les couleurs et dessinent le dessin. On le pose au fond d'un moule en fonte, qui donne le format. Chaque compartiment est rempli à la main, un par un. Puis le carreau est pressé à froid, sans cuisson, et séché à l'air. Le motif est dans la masse, pas imprimé dessus : il ne s'efface jamais à l'usure.
L'atelier conserve plus de 500 diviseurs et plus de 200 moules. Nos motifs comportent en moyenne quatre zones de couleur, et chaque zone se choisit parmi 78 teintes : un seul motif à quatre couleurs se décline en plus de 37 millions de combinaisons.
Notre simulateur en présente 113.
Voir les 78 teintes en vrai
Échantillons de couleur : 3 € HT la teinte. Et, avant d'engager 70 carreaux, un carreau prototype complet — votre motif, vos couleurs, votre format — pour 20 € HT.
Nous recevons dans nos showrooms du
17e arrondissement et d'
Avignon, du mardi au samedi. Astrid à Paris, Audrey à Avignon : elles présentent les carreaux, travaillent leur harmonie avec vous, et connaissent les 500 motifs de l'atelier — une centaine seulement est en ligne.